27 May 2026
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Roisin Murphy et Mark Brydon de Moloko en 2000 (Echo/ Roadrunner)

Roisin Murphy et Mark Brydon de Moloko en 2000 (Echo/ Roadrunner)

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« La première chose que Roisin m’a dite, lorsqu’on s’est rencontrés au cours d’une soirée en 94, c’était : ” est-ce que tu aimes mon petit pull moulant ?”. Voilà pourquoi on a appelé l’album : « Do You Like My Tight Sweater ? » (95). Depuis ce jour, Mark Brydon et Roisin Murphy ne se lâcheront plus. « I Am Not A Doctor », leur deuxième album incluant la version originale du tube planétaire Sing It Back paraîtra en 98. Aujourd’hui le couple Moloko sort un troisième album riche et dansant intitulé « Things To Make And Do » (2000). Rencontre avec ses deux concepteurs… (ARCHIVES: interview réalisée en 2001)

 

En français, Make et Do désignent un peu la même chose. Que sont pour vous ces « Things To make & Do » ?

Mark : En anglais, Make & Do est une expression qui signifie « faut faire avec » ou « on fait ce qu’on peut ». Voilà le meilleur de moi-même et c’est tout ce que je peux faire. Il y a une sorte de double sens. Ce qui est intéressant sur cet album, par rapport aux deux premiers que l’on avait enregistrés tous les deux avec un ordinateur, un sampler et des claviers, celui-ci a été enregistré avec le groupe avec lequel on joue sur scène. On était un peu en panne d’inspiration à force de rester assis derrière un ordinateur. C’était très excitant de jouer les choses, de les enregistrer, toujours avec un ordinateur, mais avec une manière  de faire différente. On était plus à ce que l’on faisait.

Diriez-vous que Moloko est aujourd’hui devenu un véritable groupe de scène avec ses propres musiciens?

Roisin : Maintenant, nous sommes un vrai groupe live, mais peut-être qu’on ne le sera plus l’année prochaine !

M : On restera toujours le père et la mère de tout ça, on se doit de garder le contrôle là-dessus. On fait des disques, ensuite on part en tournée, et c’est très difficile de les interpréter en live parce qu’il y a une différence entre le live et le studio. Mais on essaie de faire en sorte que les deux se rapprochent.

R : Quand on a commencé, nos concerts étaient faits avec des guitares, dans un esprit punk, c’était quelque chose de très différent des albums. Au fur et à mesure, les concerts sont devenus plus électroniques, tandis que les albums sont devenus plus organiques. Heureusement, les deux choses ne font plus qu’une aujourd’hui.

Le succès de Sing It Back, c’était une surprise pour vous?

M : Oui et non. Lorsque on l’a entendue, on l’a trouvée plutôt spéciale. Mais aucun de nous n’aurait pu prédire quelle proportion cela allait prendre. C’est devenu le tube de l’été 99 et il est toujours joué (le remix a été certifié disque d’or). Un été extraordinaire, le dernier été du Siècle. Je pense que si on n’en avait pas fait quelque chose de bien, c’est que quelque chose n’allait pas. C’était un remix tellement intelligent, tellement pur.

Comment gérez-vous ce succès ? Est-ce que c’est dur de faire comprendre que Moloko n’est pas seulement le groupe d’un tube de dancefloor ?

M : Je pense que ça reste à prouver. Bien sûr, on garde ça à l’esprit. Heureusement, on a écrit et enregistré le nouvel album avant que Sing It Back ne devienne le tube que l’on connaît. A dire vrai, si on avait dû écrire l’album après, cela aurait été un véritable cauchemar avec toute la pression qui s’ensuit. Heureusement, cela n’a pas été le cas. Et je pense que notre nouveau single The Time Is Now se présente un peu comme le cousin germain de Sing It Back. Pour beaucoup de gens qui découvrent Moloko, ce ne sera pas un choc. Les gens qui savent déjà ce que l’on fait seront peut-être un peu surpris… Moloko a toujours été quelque chose de très ouvert. Rien n’a changé, du moins en ce qui nous concerne. Je pense que si les gens attendent 12 nouveaux tubes comme Sing It Back réunis sur un même album, ils se trompent.

R : Mais ils vont trouver un album plein de charme, agréable, pas très difficile d’accès. C’est un travail original, bizarre, qui ne ressemble à rien d’autre, mais il est agréable. Ceux qui aiment Sing It Back, s’ils sont ouverts, ils vont aimer cet album…

Un dernier mot pour les fans et le public français ?

R : Hey les français, mettez vous au parfum sur Moloko, on arrive et on est funky !!!

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